Les migrantes confrontées à une 'double peine' en déclarant des abus sexuels en France
ParisLes femmes migrantes en France subissent une "double peine" lorsqu'elles signalent des violences sexuelles. Amnesty International a publié un rapport révélant la situation précaire de ces femmes. Les statistiques sont alarmantes : une femme est violée toutes les deux minutes en France. Pourtant, seulement 6 % des victimes de viol déposent plainte, et 0,6 % de ces cas arrivent à une condamnation.
Pour les femmes migrantes, la situation est encore pire. Elles courent un risque 18 fois plus élevé d'être violées que les autres femmes en France. Nombreux obstacles les découragent de signaler les abus. Voici quelques-uns :
- Victimisation secondaire par les forces de l'ordre
- Barrières linguistiques sans traducteurs disponibles
- Peur d'être accusées de mentir pour obtenir des papiers de résidence
- Arrestation et expulsion après avoir dénoncé les abus
Les femmes sans papiers vivent dans la peur face à la police. Certaines ont été arrêtées, voire placées en centres de détention après avoir osé demander de l'aide. Amnesty appelle à des réformes urgentes. Il est crucial de former les forces de l'ordre pour éviter les discriminations raciales et sexistes. Les ONG soulignent l'importance de mesures préventives et d'accueil sécurisé pour protéger toutes les femmes.
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